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Tribune libre suite à l’interview du Président de la République du 4 janvier 2022

06/01/2022

Tribune libre suite à l’interview du Président de la République du 4 janvier 2022

Ce 4 janvier 2022, lors de son entretien dans le journal Le Parisien, Emmanuel Macron est sorti de son devoir de réserve en exprimant : « Eh bien là, les non-vaccinés, j'ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire, jusqu'au bout. »

Ces propos relèvent juridiquement de l’incitation à la haine et pourraient contribuer à des actes de violence envers des minorités. Il nous semblait pourtant que ce genre de dérives étaient considérées jusqu’à lors comme inacceptables en France. Ces mots sont inqualifiables, graves, voire dangereux de la part d’un chef de l’État qui se doit, de par sa fonction, ne pas laisser paraitre publiquement ses considérations personnelles.
Cette interview d’Emmanuel Macron soulève plusieurs questions cruciales.

TRIBUNE LIBRE de l’Association UNISPACA suite à l’interview du Président de
la République dans le Journal Le Parisien, le 4 janvier 2022 :


Emmanuel Macron a été élu en 2017 à la Présidence de la République Française. Depuis le 1er janvier 2022, il a pris la Présidence de l’Europe. Cela l’engage à faire respecter les Droits de l’Homme. Il est le président de TOUS les Français et représente les Européens sur la scène internationale.


Lors de ses discours officiels, Emmanuel Macron précise que : « les devoirs valent avant des droits ». Nous nous permettons donc de lui rappeler qu’en tant que locataire de l’Élysée pour 5 ans, il a avant tout le devoir de préserver la PAIX SOCIALE ET L’UNITÉ NATIONALE de faire valoir les droits fondamentaux de la Constitution française. Le Président doit s’assurer que soit respectés tous les citoyens de la République Française, quel que soit leur statut social, leurs considérations religieuses, leurs croyances, leurs origines ethniques ou leur situation de santé physique ou mentale. La question du statut vaccinal actuel rentre dans les considérations de droits communs d’accès au soin, à l’éducation, au logement et au respect de la dignité humaine.


Rappelons qu’aujourd’hui déjà, les citoyens non-vaccinés contre le covid, n’ont plus accès aux soins programmés à l’hôpital public sans produire un test PCR payant. Sans oublier que dès l’âge de 12 ans, nos enfants et nos adolescents n’ont plus accès, s’ils n’ont pas de passe sanitaire, à la culture, aux sports et sont discriminés par les protocoles en vigueur à l’école.


Depuis mars 2020, nos élus instituent légalement et juridiquement des catégories de français avec des libertés et des droits différents. Des soignants, pompiers, médico-sociaux et étudiants en santé sont suspendus à durée indéterminée sans salaire depuis le 15 septembre 2021 et le vide juridique de ces dispositions législatives restreignent leur accès à leurs droits sociaux. ET TOUT CELA AVEC LE CONSENTEMENT tacite DE LA MAJORITÉ et/ou dans L’INDIFFÉRENCE GENERALE !


Les vaccinés d’aujourd’hui pourraient-ils devenir à leur tour les parias de demain s’ils décidaient de ne plus se soumettre à une politique gouvernementale jugée inefficace ou illégitime ?


Ce 4 janvier 2022, lors de son entretien dans le journal Le Parisien, Emmanuel Macron est sorti de son devoir de réserve en exprimant : « Eh bien là, les non-vaccinés, j'ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire, jusqu'au bout. »


Ces propos relèvent juridiquement de l’incitation à la haine et pourraient contribuer à des actes de violence envers des minorités. Il nous semblait pourtant que ce genre de dérives étaient considérées jusqu’à lors comme inacceptables en France. Ces mots sont inqualifiables, graves, voire dangereux de la part d’un chef de l’État qui se doit, de par sa fonction, ne pas laisser paraitre publiquement ses considérations personnelles.
Cette interview d’Emmanuel Macron soulève plusieurs questions cruciales :
Qu’est-ce qu’un « non-vacciné » ? Quelqu’un qui n’a jamais reçu un seul vaccin de sa vie ? Une personne qui refuse les injections ARN-m ? Un citoyen deviendra-t-il un « non vacciné » s’il n’a pas reçu sa dose de rappel avec en prime la désactivation de son passe ?


Depuis des mois, la gestion de la crise sanitaire divise les familles, les amitiés et les relations de travail et nous conduit à plus en plus à la défiance et la peur des uns envers les autres alors que nous devrions nous UNIR dans un objectif commun de santé publique et d’accès aux soins pour TOUS !


Depuis deux ans, des millions de citoyens au travers de collectifs, associations, manifestations, recours juridiques, pétitions et courriers demandent un DÉBAT CITOYEN PARTICIPATIF qui leur est systématiquement refusé. Pour l’instant, une grande partie des citoyens ne sont plus entendue car malheureusement l’Assemblée Nationale et le Sénat ne représentent plus la population. (cf. Le rapport de l’observatoire des inégalités de 2018 L’Assemblée nationale ne compte quasiment plus de représentants des milieux populaires (inegalites.fr) ). Pourtant, l’article 2 de la constitution rappelle que : « La devise de la République est « Liberté, Égalité, Fraternité ». Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ».


Dès lors, quel est donc l’objectif du Président quand il déclare qu’« Un irresponsable n'est plus un citoyen » ?
Le gouvernement prévoit-il de nouvelles lois pour déchoir prochainement les « non-vaccinés covid » de leur citoyenneté ?

Est-il normal qu’un Président de la République insinue qu’il devrait exister deux catégories d’humains ?

Les citoyens et les AUTRES ?

Quelles seront les conséquences sociales et législatives pour les réfractaires ?

A terme, les « non-vaccinés covid» vont-ils se retrouver assignés à une mort sociale, comme les « soignants  suspendus » ?

Feront-ils face à une interdiction d’accès à l’emploi, privé de leurs droits au chômage ou aux minimas sociaux ?

Auront-ils ensuite l’impossibilité d’aller faire leurs courses dans les magasins pour acheter des biens de première nécessité ?
Un président qui méprise une partie de son peuple respecte-t-il toujours la constitution de la Vème République ?
Est-ce normal qu’une grande démocratie comme la France, Pays de Droits de l’Homme, voit émerger de tels
propos discriminatoires dans la presse nationale de la part du chef de l’État ?

Est-ce qu’un Président français qui stigmatise une partie de la population est toujours légitime dans sa fonction ?

Le parlement et la justice doivent-ils prendre des mesures en conséquence ?


Nous demandons des excuses publiques de la part d’Emmanuel Macron ainsi que l’organisation URGENTE d’un DÉBAT NATIONAL afin d’éviter les risques de dérives collectives de stigmatisation et de rejet d’une partie de la population sous couvert de « bonnes intentions sanitaires » !